PRÉSENTATION /

Un week-end à l’Est


Le festival des cultures est-ouest

À L’Est, du nouveau !
3e ÉDITION DU FESTIVAL UN WEEK-END À L’EST / BUDAPEST
DU 21 AU 26 NOVEMBRE PROCHAINS

Le festival Un week-end à l’Est est une manifestation pluridisciplinaire qui met chaque année en novembre une ville de l’Est ou d’Europe centrale à l’honneur dans le but de créer des ponts entre cultures et de cerner toute la vivacité culturelle de la ville choisie.

Après Varsovie et Kiev, le Festival nous entraîne cette année à Budapest, ville cosmopolite et l’une des plus belles de la Mitteleuropa. Autrefois prospère, mais meurtrie par les guerres, asservie par le nazisme, appauvrie par le communisme, Budapest s’est relevée et présente aujourd’hui les traits d’une capitale bouillonnante de vie. Ce sont sa richesse et son dynamisme culturels que nous entendons faire découvrir, à travers ses écrivains, ses artistes, ses musiciens et ses intellectuels, tout au long du Festival. Sous le parrainage du metteur en scène Árpád Schilling, nous proposons une trentaine d’événements, concentrés dans le Quartier Latin, gratuits pour la plupart et destinés aux curieux de tous les âges.

Parmi les incontournables, deux spectacles de grande ampleur à la MPAA Saint-Germain : du théâtre engagé et inspiré, avec As far as the eye can see, d’Árpád Schilling et la compagnie Krétakör ; et de la danse contemporaine, avec Conditions of Being a Mortal, d’Adrienn Hód, dernière production de cette chorégraphe et de sa compagnie, Hódworks, parmi les plus en vue aujourd’hui.

Côté littérature, à la Librairie polonaise, des rencontres croisées entre écrivains français et hongrois, avec Gwenaëlle Aubry, György Dragomán, Krisztina Tóth, Nina Yargekov et bien d’autres. Côté cinéma, Béla Tarr est à l’honneur, avec une carte blanche au cinéma Christine 21 et un (presque) tête-à-tête avec le cinéaste aux Beaux-Arts. À la galerie Folia, une exposition de Peter Puklus, photographe et artiste multimedia, Grand Prix Images Vevey 2017-2018, à l’École des Beaux-Arts une conférence consacrée à László Moholy-Nagy pour une plongée dans l’avant-garde photographique et la mouvance Bauhaus, une rencontre à l’Espace des femmes – Antoinette Fouque avec la grande Ágnes Heller, philosophe et sociologue hongroise, professeure émérite à la New School for Social Research de NewYork, un concert à l’église Saint-Germain-des-Prés, un atelier pour les enfants à la Galerie les Originaux... Et, en toute fin de Festival, un grand débat à l’Odéon-Théâtre de l’Europe pour une clôture en forme d’ouverture.

Rendez-vous donc en novembre pour vivre, le temps d’un long week-end, au rythme de Budapest !

PDF / Dossier de presse du festival

PDF / Le programme du festival

LE PROGRAMME /

PAR LIEUX

PAR DATE



19H

MERC. 21 NOV.

SOIRÉE D’OUVERTURE DU FESTIVAL

En présence d’Árpád Schilling, parrain du Festival, et de tous les invités. Avec les romanciers Tamas Dobozy, György Dragomán, Krisztina Tóth, Nina Yargekov.

Lecture des textes en hongrois par les auteurs et en français par la comédienne Anouk Grinberg.



18H30

LUN. 26 NOV.

Architecture
Régénération urbaine : l’exemple de Budapest

Levente Polyák est urbaniste, chercheur et conseiller politique hongrois. Après des études d’architecture, d’urbanisme et de sociologie à Budapest et à Paris, il a travaillé sur des projets de régénération urbaine pour les municipalités de New York, Paris, Rome, Vienne et Budapest, en portant un accent particulier sur le développement économique local et la participation communautaire.

Discussion animée par Philippe Simay, philosophe, enseignant à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville.

Invité(s) / Levente Polyák ,


#

TOUT AU LONG DU FESTIVAL & Hors les murs

Exposition
Affiches de Kristóf Szabó

L’exposition présente une quinzaine d’affiches du jeune artiste hongrois, dont trois œuvres inédites réalisées spécialement pour l’occasion sur le thème des relations Est-Ouest.

Invité(s) / Kristóf Szabó ,

18H

JEUDI 22 NOV.

Vernissage
Illustration

Vernissage de l’exposition Kristóf Szabó.
L’exposition présente une quinzaine d’affiches du jeune artiste hongrois, dont trois œuvres inédites réalisées spécialement pour l’occasion sur le thème des relations Est-Ouest.

Invité(s) / Kristóf Szabó ,

15H

SAMEDI 24 NOV.

Littérature
De l’enracinement des origines dans l’écriture

Rencontre croisée entre Tamas Dobozy, écrivain canadien d’origine hongroise, lauréat de l’un des plus prestigieux prix littéraires du Canada, le Rogers Writers’ Trust Fiction Prize, pour son roman Siège 13 (traduction Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Noir sur Blanc, « Notabilia ») et Nina Yargekov, romancière française d’origine hongroise, Prix de Flore 2016 pour Double Nationalité (P.O.L).

Animée par Clémentine Goldszal, journaliste à Elle, Vogue et Vanity Fair.

Invité(s) / Nina Yargekov , Tamas Dobozy ,

15H

DIM. 25 NOV.

Littérature
Destins de femmes

Rencontre croisée entre la poétesse et romancière hongroise Krisztina Tóth (Code-barres, traduction Guillaume Métayer, Gallimard) et Gwenaëlle Aubry, romancière et philosophe, prix Femina 2009 pour Personne, publié au Mercure de France, tout comme son dernier roman, La folie Elisa (2018).

Rencontre animée par Francesca Isidori, journaliste et directrice artistique de la Bibliothèque des voix aux Éditions des femmes-Antoinette Fouque.

17H

SAMEDI 24 NOV.

Littérature
La dictature vue par l’enfance

Rencontre croisée entre György Dragomán, écrivain né au sein de la minorité hongroise de Transylvanie et vivant à Budapest (Le Bûcher, traduction Joëlle Dufeuilly, Gallimard) et Ornela Vorpsi, écrivaine et plasticienne née en Albanie et vivant à Paris (L’été d’Olta, Gallimard).

Animée par Oriane Jeancourt, rédactrice en chef à Transfuge

Invité(s) / György Dragomán , Ornela Vorpsi ,

17H

DIM. 25 NOV.

Littérature
Rencontre avec György Dragomán

Né à Târgu Mures, au sein de la minorité hongroise de Transylvanie, György Dragomán s’est installé à Budapest en 1988, soit un an avant la chute et l’exécution de Ceausescu.
Traducteur entre autres de Beckett, il a été distingué par de nombreux prix. Son roman, Le roi blanc (traduction Joëlle Dufeuilly, Gallimard), Prix Jan Michalski et Prix Sándor Márai, lui a valu une reconnaissance internationale. Son dernier roman, Le Bûcher (traduction Joëlle Dufeuilly, Gallimard), figure dans la sélection du prix Femina étranger. Il est considéré aujourd’hui comme l’écrivain hongrois le plus important de sa génération.

Rencontre animée par Antoine Perraud, journaliste à Médiapart.

Invité(s) / György Dragomán ,


20H

JEUDI 22 NOV.

Théâtre
Première en France

As far as the eye can see / Dokle pogled seze est l’une des dernières créations dirigées par Árpád Schilling. Donnée pour la première fois en France, cette pièce construit, à partir de l’histoire individuelle des acteurs réunis sur scène, une histoire plus générale de l’Europe de l’Est. Un virulent appel à la dissidence par l’un des plus grands metteurs en scène contemporains.

Mise en scène : Árpád Schilling.
Dramaturgie : Bence Bíró.
Traduction surtitres : Ildikó Ságodi.
Avec : Varja Đukić, Dejan Đonović, Aleksandar Gavranić, Srđan Grahovac, Dušan Kovačević, Jelena Simić, Zoran Vujović, Nada Vukčević.

reservation@mpaa.fr
01 85 53 02 10
tarif plein 15 €, tarif réduit 10 €, moins de 18 ans 5 €

Invité(s) / Árpád Schilling ,

20H

VEND. 23 NOV.

Danse contemporaine
Première en france

Conditions of Being a Mortal, création de 2014 de la chorégraphe Adrienn Hód et de sa compagnie Hodworks, est considérée comme l’une des vingt productions de danse contemporaines incontournables en Europe. Une œuvre furieuse et physique, portée par un quartet haut en couleurs dont les mouvements sensuels et puissants triomphent de la sourde réalité urbaine.

Conception et chorégraphie : Adrienn Hód. Performeurs : Marcio Canabarro, Emese Cuhorka, Dóra Furulyás, Csaba Molnár. Éclairage : Miklós Mervel.
Mise en scène : Ármin Szabó- Székely. Musique : Faust-Symphonie, de Franz Liszt.

reservation@mpaa.fr
01 85 53 02 10
tarif plein 15€, tarif réduit 10€, moins de 18 ans 5€

Invité(s) / Adrienn Hód ,


14H15

SAMEDI 24 NOV.

Cinéma

Les Sans-Espoir / Szegénylegények, de Miklós Jancsó, 1965, 1h35.
À Budapest, en 1869, des paysans sont enfermés dans un fortin isolé où des militaires usent de stratagèmes cruels pour démasquer les «  Sans-Espoir  » — héritiers d’anciens bandits dont la lutte contre l’autorité des Habsbourg a conduit au soulèvement de 1848.

J’admire les films de Jancsó. Je n’ai jamais vu autant de sensibilité et d’élégance dans les mouvements de caméra et dans l’adaptation dramatique (…) La fin des Sans-Espoir est l’une des meilleures scènes finales de l’histoire du cinéma.— Martin Scorsese

En compétition officielle au Festival de Cannes en 1966, où il stupéfia le public et la critique, ce film a révélé Jancsó et a ouvert la période qui est considérée aujourd’hui comme l’âge d’or du cinéma hongrois.

Dans ce stupéfiant film en noir et blanc, à la mise en scène épurée, Miklós Jancsó dénonce avec force l’horreur du système concentrationnaire. Pour les spectateurs hongrois, l’histoire de ce film a fait écho à l’insurrection de Budapest qui eut lieu en 1956 et qui fut réprimée dans le sang par l’URSS.
— Arte, Olivier Père

Carte blanche à Béla Tarr.

Invité(s) / Béla Tarr ,

11h30

DIM. 25 NOV.

Cinéma

Le Citoyen / Az állampolgár, de Roland Vranik, 2016, 1h48. La cinquantaine, Wilson, dont la famille a été tuée lors d’une guerre civile en Guinée-Bissau, entre en Hongrie en tant que réfugié politique et devient gardien dans un supermarché de Budapest. Son principal désir est d’acquérir la citoyenneté hongroise. Ce mélodrame sensible et juste, inédit en France, a fait sensation en Hongrie.

Invité(s) /

14H15

DIM. 25 NOV.

Cinéma

Confiance / Bizalom, d’István Szabó, 1979, 1h42. Budapest, en 1944, sous l’occupation. Kata et Jànos, deux inconnus appartenant au milieu de la résistance, sont munis de faux papiers qui les déclarent mari et femme. Ils doivent vivre ensemble en attendant la fin de la guerre. Ours d’Argent à la Berlinale de 1980.

Ce film est une fuite inconditionnelle dans le romantisme de l’imaginaire, un certain art de capter l’humeur du temps, le désespoir ambiant. Sans démagogie, sans pleurnicherie, sans trahir non plus la ligne générale d’une œuvre qui dit la difficulté d’être, la nécessité de relier le passé au présent.
— Louis Marcorelles, Le Monde

Présentation par Damien Marguet, maître de conférences à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

Invité(s) /

17H

SAMEDI 24 NOV.

CINÉMA

Passion / Szenvedely, de György Fehér, 1998, 2h.
J’ai toujours voulu faire un film qui ressemble à la dernière copie retrouvée d’un très vieux film. Mon film s’inspire des thèmes du roman de James M. Cain, Le facteur sonne toujours deux fois. La transposition de cette histoire dans la Hongrie des années trente assure une atmosphère particulière au film.
— György Fehér.

Carte blanche à Béla Tarr.

Invité(s) / Béla Tarr ,

16h45

DIM. 25 NOV.

Cinéma

La Hongrie des écrivains - Péter Esterházy et Péter Nádas, de Sylvain Bergère et Francesca Isidori, 2013, 52 min. Les écrivains Péter Esterházy et Péter Nadás ne partagent pas seulement une langue, une culture, un pays et une ville – Budapest : ils ont en commun d’avoir fait de leur histoire le motif principal de leur œuvre littéraire. De leur histoire singulière, mais aussi de celle de la Hongrie : l’insurrection de 1956, la chape de plomb soviétique maintenue de jusqu’en 1988, puis la chute du bloc de l’Est, l’arrivée de la démocratie et l’avènement de la droite nationaliste. Ce documentaire, voyage dans la mémoire hongroise, s’appuie sur des images d’archives, des reportages, et sur les superbes photos noir et blanc de Péter Nádas.

Présentation et rencontre avec Francesca Isidori.

Invité(s) /

20h15

SAMEDI 24 NOV.

Cinéma

Les Harmonies Werckmeister / Werckmeister harmóniákde, de Béla Tarr, 2000, 2h25. Dans une petite ville de la plaine hongroise, un cirque s’installe pour exhiber son unique attraction, une gigantesque baleine empaillée. Un jeune postier illuminé évolue dans la ville et assiste autour de lui à la montée du chaos.

Béla Tarr adapte ici pour la seconde fois un roman de László Krasznahorkai, La Mélancolie de la résistance.

Le film avance comme un convoi invisible lancé dans la nuit. Il ne laisse rien au hasard, n’épargne aucune piste, ni aucun des protagonistes. Et au bout du chemin, au bout de la nuit, nait le sentiment que c’est le cinéma tout entier qui s’est avancé vers nous.
— Serge Le Péron, L’ACID

Présentation et rencontre avec Béla Tarr, l’actrice Hanna Schygulla et Antoine Perraud, journaliste à Mediapart.

Invité(s) / Béla Tarr ,

20h15

VEND. 23 NOV.

Cinéma

Le Nid familial / Csaladi tuzfészek, de Béla Tarr, 1977, 1h40. Laci, fils aîné de sa famille, rentre chez ses parents après son service militaire pour y retrouver sa femme Irén et leur fille. Dans l’exiguïté oppressante de l’appartement familial, les relations semblent vouer à l’explosion.

Premier film de Béla Tarr, tourné en seulement 4 jours à l’âge de 22 ans, il s’agit pourtant d’une œuvre étonnante de maturité et de justesse. C’est le cri de rage d’un jeune homme contre un régime qui ne permet pas qu’un couple puisse s’épanouir et vivre libre. Avec lucidité, le film décortique le mal-être d’une cellule familiale et les mécanismes qui font de deux amants deux étrangers.

Une œuvre naturaliste et violente filmée à la camera portée. Un cinéma social qui évoque Loach ou même Cassavettes.
— Vincent Ostria, Les Inrockuptibles

Présentation par Béla Tarr et Antoine Guillot, journaliste à France Culture.

Invité(s) / Béla Tarr ,

18h15

DIM. 25 NOV.

Cinéma

Un jour, de Zsófia Szilágyi, 2018, 1h39. Un premier film qui nous plonge dans la vie d’une femme qui, entre travail, maison et enfants, essaie de ne pas perdre pied dans un quotidien bousculé par une crise de couple.

Une chronique tendue qui dévoile l’intimité d’une femme à la recherche d’un équilibre fragile
— Charles Tesson, critique et historien du cinéma, Semaine de la Critique du Festival de Cannes

Invité(s) /


17H

VEND. 23 NOV.

Arts
Libre et radical est mon seul langage

Cinéaste exigeant et sans concession, Béla Tarr a réalisé une dizaine de films, dont Le Cheval de Turin (2011), Ours d’argent à Berlin. Un style unique — images en noir et blanc, longs plans-séquences, durée hors norme (7h30 pour Le Tango de Satan), musiques entêtantes — qui n’obéit à d’autres contraintes qu’artistiques. À une vision pessimiste du monde, il oppose une liberté de création absolue et une foi à toute épreuve dans la puissance de l’art.
Entre film, décor de théâtre et installation, l’exposition « Béla Tarr – Till the End of the World », réalisée l’an dernier pour EYE Filmmuseum Amsterdam à partir d’images de guerre, de fragments de ses propres films et de scènes inédites, dénonce les conditions de survie inhumaines des migrants, désormais en butte aux nouvelles restrictions européennes.

Elle sera au cœur de cette discussion animée par Antoine Guillot, journaliste à France Culture.

Invité(s) / Béla Tarr ,

17H

LUN. 26 NOV.

Arts
László Moholy-Nagy, l’avant-garde photographique

L’historien d’art Arnauld Pierre, professeur à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste des avant-gardes historiques et commissaire d’exposition, met en lumière dans cette conférence le destin et l’œuvre du peintre, sculpteur et photographe hongrois László Moholy-Nagy (1895-1946), membre pivot de l’école du Bauhaus, chef de file, avec Alexandre Rodtchenko, de la « Nouvelle Photographie », et dont les œuvres d’avant-garde, libérées des contraintes de la représentation, figurent dans les collections des plus grands musées du monde.

Invité(s) / Arnauld Pierre ,


21H

SAMEDI 24 NOV.

Concert

Né en Hongrie, Daniel Lebhardt a été formé à la prestigieuse école de l’Académie Franz-Liszt de Budapest, puis à l’Académie royale de musique de Londres. Acclamé par le public et par la critique internationale pour la virtuosité et l’intensité dramatique de ses interprétations, il est considéré comme l’un des pianistes les plus prometteurs d’aujourd’hui.

Au programme de ce concert exceptionnel : Franz Schubert, Sergueï Rachmaninov et Béla Bartók.

Invité(s) / Daniel Lebhardt ,


18H

VEND. 23 NOV.

Rencontre
Le théâtre de la résistance

Né en Hongrie en 1974, Árpád Schilling appartient à la génération qui a grandi avec la fin du communisme, entre espoir et désillusion. D’abord metteur en scène au Théâtre József Katona, où il travaille avec de prestigieux dramaturges, son talent lui apporte très tôt une grande renommée en Hongrie, puis sur la scène internationale. Depuis 2008, il se consacre à des projets indépendants et travaille à un théâtre social érigé en véritable laboratoire de création, de contestation et de résistance.

Rencontre animée par Oriane Jeancourt, rédactrice en chef à Transfuge.

Invité(s) / Árpád Schilling ,


19H

JEUDI 22 NOV.

Littérature
Être femme et rom

Rencontre avec Katalin Bársony, documentariste, directrice exécutive de la fondation Romedia et fondatrice de Mundi Romani, et Anina Ciuciu, écrivaine née en Roumanie qui se revendique à la fois rom et française, auteure de Je suis tzigane et je le reste (City Éditions, 2013). Très impliquées dans la défense des droits de la communauté rom, elles militent toutes deux contre les préjugés et pour la divulgation de la richesse culturelle tsigane.

Animée par Claire Cossée, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC).

Invité(s) / Anina Ciuciu , Katalin Bársony ,

18H30

SAMEDI 24 NOV.

Philosophie
Ágnes Helller : au nom de la liberté

Ágnes Heller est philosophe et sociologue, professeure émérite à la New School for Social Research de New York, où elle a repris la chaire d’Hannah Arendt. Toute sa vie, cette grande figure de la dissidence hongroise, aujourd’hui inscrite sur la liste noire du gouvernement de Viktor Orbán, a défendu un idéal de liberté de penser. Ses réflexions portent sur le monde moderne, l’expérience de l’Holocauste et la conscience politique.

Rencontre animée par Julie Clarini, responsable du "cahier Idées du Monde".

Invité(s) / Ágnes Heller ,


20H

LUN. 26 NOV.

Débat
Les indésirables, derniers remparts contre la dictature

Débat avec la philosophe et sociologue Ágnes Heller, le metteur en scène Árpád Schilling et le cinéaste Béla Tarr.
Ils sont nés en Hongrie. Ils ont tous connu l’exil. Tous ont refusé la censure et les carcans, que ceux-ci soient politiques, économiques ou artistiques. Si leur indépendance de vues bouscule les esprits au sein même de leurs disciplines respectives, elle dérange encore plus dans le contexte de la dérive autoritaire de leur pays. Tous évoquent la liberté de pensée et de création comme le fondement de la dignité humaine et comme raison de vivre. Avec la participation de Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite à l’Université de Paris VIII.

Débat conduit par Sandrine Treiner, écrivaine et directrice de France Culture, et ponctué de lectures par les comédiens Dominique Reymond et Mathieu Amalric.




19H

VEND. 23 NOV.

Littérature
Hommage à Sándor Márai

Témoin de la disparition du monde du XIXe siècle et de son époque malmenée par le fascisme et par le communisme, Sándor Márai (1900-1989) a médité de livre en livre et pendant ses quarante-et-un ans d’exil sur les totalitarismes et sur le destin de l’Europe, dans une écriture limpide qui se condense au fil des années pour devenir de plus en plus personnelle, fragmentaire, poétique. Il reste l’une des grandes voix de la Mitteleuropa, aux côtés de Stefan Zweig et de Gyula Krúdy, qu’il admirait.

Rencontre avec la romancière Sylvie Germain et Ibolya Virág, éditrice, traductrice, spécialiste de la littérature hongroise, à qui l’on doit la découverte de cet immense écrivain en France.

Rencontre animée par Guillaume Le Douarin, libraire à L’Écume des Pages.

Invité(s) / Sylvie Germain , Ibolya Virág ,

LES LIEUX DU FESTIVAL /

Voir en plein écran


Reid Hall

Columbia Global Centers | Paris
4, rue de Chevreuse
75006 PARIS


Odéon-Théâtre de l’Europe

place de l’Odéon
75006 Paris


Auditorium Saint-Germain

4, rue Félibien
75006 PARIS


ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D’ARCHITECTURE PARIS-MALAQUAIS

14, rue Bonaparte
75006 Paris


Librairie Polonaise

123, boulevard Saint-Germain
75006 Paris


Espace des femmes-Antoinette Fouque

35, rue Jacob
75006 Paris


Cinéma Christine 21

4, rue Christine
75006 Paris


Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts

14, rue Bonaparte
75006 Paris


Église Saint-Germain-des-Prés

3 Place Saint-Germain des Prés,
75006 Paris


Les Originaux/Galerie- Librairie Actes Sud

37, rue Saint-André des Arts
75006 Paris


LIBRAIRIE L’ÉCUME DES PAGES

174 Boulevard Saint-Germain,
75006 Paris


Galerie Folia

13, rue de l’Abbaye
75006 Paris

LES INVITÉS /