LES INVITÉS /

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14H15

Cinéma

Les Sans-Espoir / Szegénylegények, de Miklós Jancsó, 1965, 1h35.
À Budapest, en 1869, des paysans sont enfermés dans un fortin isolé où des militaires usent de stratagèmes cruels pour démasquer les «  Sans-Espoir  » — héritiers d’anciens bandits dont la lutte contre l’autorité des Habsbourg a conduit au soulèvement de 1848.

J’admire les films de Jancsó. Je n’ai jamais vu autant de sensibilité et d’élégance dans les mouvements de caméra et dans l’adaptation dramatique (…) La fin des Sans-Espoir est l’une des meilleures scènes finales de l’histoire du cinéma.— Martin Scorsese

En compétition officielle au Festival de Cannes en 1966, où il stupéfia le public et la critique, ce film a révélé Jancsó et a ouvert la période qui est considérée aujourd’hui comme l’âge d’or du cinéma hongrois.

Dans ce stupéfiant film en noir et blanc, à la mise en scène épurée, Miklós Jancsó dénonce avec force l’horreur du système concentrationnaire. Pour les spectateurs hongrois, l’histoire de ce film a fait écho à l’insurrection de Budapest qui eut lieu en 1956 et qui fut réprimée dans le sang par l’URSS.
— Arte, Olivier Père

Carte blanche à Béla Tarr.

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