LES ÉVÉNEMENTS /

›› ‹‹

Cinéma

L’ENVERS D’UNE HISTOIRE / DRUGA STRANA SVEGA /

(2018, 1H48) de Mila Turajlić
En présence de Mila et Srbijanka Turajlić.

Une porte condamnée dans un appartement de Belgrade révèle l’histoire d’une famille et d’un pays dans la tourmente.Tandis que la réalisatrice entame une conversation avec sa mère, le portrait intime cède la place à son parcours de révolutionnaire, à son combat contre les fantômes qui hantent la Serbie, dix ans après la révolution démocratique et la chute de Slobodan Milošević.
Un passionnant journal intime qui fait remonter à la surface plus de cinquante ans de non- dits, d’omissions et de petits arrangements avec l’histoire officielle.Le Nouvel Observateur.

L’Envers d’une histoire a reçu une vingtaine de prix internationaux, dont le prix IDFA du meilleur long métrage documentaire.
Séance en partenariat avec Best of Doc.

Rencontre avec Mila et Srbijanka Turajlić animée par Mathieu Lericq, docteur en Études Cinématographiques et spécialiste du cinéma centre-européen et balkanique

Séances au Christine Cinéma Club
Tarif plein : 9 €
Tarif réduit : 7,50 € (RSA, chômeur, + 65 ans ) et 6 € (- 26 ans )
Pass UGC illimité et Gaumont acceptés.
Tous les films sont présentés dans leur version originale sous-titrée en français.

__

https://www.othersideofeverything.com
http://www.survivance.net/document/47/69/L-envers-d-une-histoire

« Srbijanka Turajilic se souvient de tout, des communistes qui ont fait irruption après la guerre et ont fermé à clé des portes pour diviser l’appartement en quatre foyers pour quatre familles (elle avait deux ans, mais le récit de ses parents est devenu le sien) ; de son père avocat qui lui a conseillé alors qu’elle avait quinze ans de ne pas devenir avocate comme lui, car elle n’aurait jamais la liberté de parole dans ce pays entravé. Elle se souvient de ses années étudiantes, du militantisme en mai 68 et des professeurs qui ne soutenaient pas les élèves, elle se souvient que devenue professeur (en ingénierie électrique) à son tour, elle a soutenu ses propres étudiants, a toujours parlé haut et fort, et s’est fait virer ! Elle se souvient
de la guerre civile, de l’impossibilité soudaine de se déclarer Yougoslave, elle se souvient de Milošević, « qui levait le menton comme Mussolini », de la lutte contre sa politique et de son renversement ; elle se souvient d’une croyance nouvelle en la Démocratie…

Intime et universel, le portrait s’élargit, ouvre des portes et des mondes. En contrepoint du discours limpide de cette femme extraordinaire qui voudrait tant être ordinaire, la réalisatrice monte des images d’archives, rares et parlantes, déchirantes et puissantes, de tous ces moments clés d’un pays et d’un peuple. Et son film, dense et complexe, est d’une lecture simple et passionnante.

Et aujourd’hui… Aujourd’hui, recevant un prix pour son engagement, Srbijanka déclare que si elle s’est battue toute sa vie pour la liberté, alors elle a échoué, car il suffit de regarder le monde autour de nous pour constater qu’il n’est pas libre. Elle parle avec force et clarté de tout ce qui ne va pas. Et cet aplomb, qui lui coûta en son temps son poste de professeur, lui vaut aussi d’être une femme debout. Que rien, jamais, n’a fait plier. »

Source : https://www.bande-a-part.fr/cinema/critique/magazine-cinema-mila-turajilic-l-envers-d-une-histoire/

Cinéma


14h00

sam. 30 novembre


Christine Cinéma Club

4, rue Christine
75006 Paris


Invité(s) : Srbijanka Turajlić / Mila Turajlić /